Sur les pages du cahier de sable les mots s'égrènant construisent des moments de vie solides et durs comme de la glace, petits glaçons de temps petites braises qui brûlent Je suis
riche d'une énorme solitude
qui m'ouvre les entrailles du monde.
L’instant décisif de l’évolution humaine est perpétuel. C’est pourquoi les mouvements spirituels révolutionnaires sont dans leurs droits en
déclarant nul et non avenu tout ce qui les précède, car il ne s’est encore rien passé.
- Vous pouvez le dire ! le moi coûte énormément cher ! L’outil
le plus coûteux qu’il soit ! surtout
rigolo!… le « je » ne ménage pas
son homme ! surtout lyrique drôle !
- Et pourquoi donc ?
- Prenez note ! Prenez encore note ! vous relirez tout ça plus tard…
Il faut être plus qu’un petit peu mort pour être vraiment
rigolo !
voilà ! il faut qu’on vous ait détaché.
LFC
si j’écris ce n’est pas, comme on dit, « pour les autres », ni pour m’exorciser de leurs fantômes ! Je
noue les mots bout à bout pour sortir du puits de l’isolement d’où il faudra bien que les autres me tirent. J’écris par impatience et avec impatience. Pour vivre sans temps mort.
Elle courut doucement sous un timide soleil jusqu'au square idéal, y arriva un peu trop tôt : l'ombre fine des branches ne se posait pas encore sur le mur blanc de l'édifice municipal aux volets ...
Le rideau s'ouvre (c'est une porte de bois au carreau cassé) : un homme entre, brun de peau et tout de noir jusqu'à l'épaisse tresse qui tombe au milieu du dos, grand et élancé, son corps déjà est ...
Curieusement, alors que la vie n'avait pas été, d'une certaine manière, aussi stable depuis bien longtemps (l'avait-elle déjà été? Peut-être à une autre époque), composée de semaines à emploi du ...
Les travaux de modernisation de la Gare Saint-Lazare, commencés il y a quatre ans environ (les 450 000 usagers assidûs de cette zone de concentration du cauchemar urbain se souviennent peut-être ...
Ils éprouvaient encore une telle passion l’un de l’autre, une soif si insatiable de leur corps-âme, qu’il était assez étrange de les retrouver un samedi soir assis au dernier rang d’un cinéma, ...
Marseille. Inutile de m'appesantir sur mes traces, on le sait n'est-ce pas que je suis montée des vallées-jours vers les nuits et descendue de la colline nuit vers les jours, de la belle d'avril à ...
J'ai posé mes mains puis mon front contre le front de l'arbre, et, relevant la tête, j'ai surpris le regard de la femme qui surprenait ma tendresse d'amante... Je n'ai pas été gênée, j'ai fait ...
A Madeleine Les lecteurs s'impatientent, mais je ne veux pas presser le temps, il est si susceptible, juste le secouer gentiment pour en faire tomber quelques épisodes mûrs pendus à des branches ...
Mais... la prise de l'Odéon... N'était-ce pas 1968 plutôt? Croisons les fils et tissons le temps. (Fin du premier épisode) Du restau Thaï de la rue du Montparnasse au bistrot de la rue Mouffetard ...
Soleil encore, y a t-il jamais eu autant de soleil en décembre... (souviens toi qu'une année tu fêtais ton anniversaire en tête à tête avec lui, au bord de la Seine, à 9 du matin...). J'ai une ...
Le don dont parle Nabokov est le don d'écriture, cadeau (empoisonné) que le destin (manipulé par les commentateurs de nos vies) offre à une personne (qui devient alors son propre personnage, ...
Quelques notes d'hiver. Les nuits sont éternelles et quand je ne les dors pas (elles sont si longues) je prends le livre d'insomnie d'un Uruguayen désespéré, qui me rend triste. Je concède à cette ...
Le papillon s'était-il envolé...? A t-il disparu avec la lumière, reviendra-t-il avec la lumière?Se demandait la fleur, - et ne disons pas qu'elle fanait tout à fait sous ces trop lourdes ...
Au café portugais du château il y a deux frères, l'un est aussi bourru que l'autre est séduisant. On tombe irrésistiblement sous le charme du second. J'ai souvent parlé des yeux mélancoliques et ...
Un peu de temps a passé. Que reste-t-il d'un voyage quand au premier pas la vie parisienne vous attrappe le pied et vous pousse dans la course de la tous-les-jours story... Je m'arrête et me ...
J'ai déjà entendu cette histoire, de lui, et d'autres, plusieurs fois, dans des tons et des versions différents. Mais jamais si détaillée et passionnante qu'aujourd'hui, au petit restau thaï de la ...
Les voilà à courir dans les ruelles bondées du Marais, des Blancs Manteaux à l'Hôtel de Ville, laissant enfin les tas de revues empilées (d'où émergèrent quand même Dante et Marguerite Porète) ...
Corps et voix. Deux créatures nues, peaux brune rouge blanche rousse lactée d'étoiles, lisent un Baudelaire qui devient suavement doux et terriblement drôle, et triste aussi, mais d'une tristesse ...
Premier cling de pass navigo, une identité enregistrée dans la base de la RATPBonjour, je n'avais jamais eu ce joujou dégoûtant dans les mains... Fin momentanée de six années de fraude (une vie), ...
Doubs Pilatre. La lumière de la lune coule à travers la fenêtre sur mon court sommeil. Les rayons dorés du premier matin m'ouvrent les yeux, je cours dehors pour mon dernier bain de pieds de ...
Ce que nous laissons avant de partir : Mon étude au sommet des montagnes magiques enrosées où je lis beaucoup de chinoiseries au bord du sommeil, écris une dizaine de lignes magiques vers midi, ...
L'été m'est fidèle et sans m'étouffer me déroule son tapis de délices. Je marche ou roule de nuit enchantée et m'extasie de découvrir encore une fois la lune, plus belle encore que la précédente, ...
Au sommet Connex de Beauregard un Chinois un Argentin un Tunisien encadrés de deux chevelures féminines opposées regardent le Vercors les lacs bleu vert de Laffrey et pointent encore en direction ...
Il accélère brutalement, la moto bondit, je resserre mon étreinte autour de sa taille, ça va? oui... Mais je ne te coupe pas la respiration? Quart de visage tourné pour m'entendre,coin d'oeil ...
L'Afrique réveille l'Afrique, la fièvre éveille les fièvres, les moments anciens remontent à la surface du temps en sensations coupantes, en images brumeuses, en paroles... Pendant que je dors ...
Dissimuler son visage dans l'espace public, que ce soit avec un voile, une cagoule ou un masque, est passible de 150 euros d'amende et/ou un stage de citoyenneté. En raison de débordements, nous ...
- ça ne passe pas? Un médecin n'est qu'un médecin, pas un magicien ni un guérisseur, comment saurait-il trouver l'origine des maux? Du reste ma tristesse est rebelle, je boitille j'ai mal au coeur ...
Qu'est-ce que tu as à te morfondre comme ça, à avoir mal à la tête au ventre et fichu mal de pied qui t'empêche tout réconfort martial, et même de dorer tes maux au froid soleil..? Je suis revenue ...
Matin : l'air est froid, le soleil fait un pâle effort pour m'accueillir, je suis triste. Je traîne ma tristesse chez les Portugais, relents d'Afrique : des hommes réunis qui parlent fort rient et ...
- alors tu pars? - oui... - Tu ne veux pas changer ton billet? - Si, je le changerais volontiers , maintenant que j'ai traversé les brousses et les fièvres rouges, que j'ai vu les grands arbres ...
-Je vous vois pressés d'arriver à Bamako,qui voyage? -Lui, le Malien de Montreuil, -Lui seul? -Oui... -Vous êtes pressé...,je vais trouver une solution, attendez... il disparaît et du chapeau de ...
juste : une sortie avant l'aube dans les rues de Dakar ( hier la mer vue de loin qui vient lècher la baie, proche et inaccessible, bordée de cocotiers à un million CFA le pied, plantés pour je ne ...
La chaleur écrase et le vent du désert s’infiltre jusqu'au coin de l’œil. Nous allons (partie d’un nous ancien qui marchait sur les routes de France). De l’ambassade de France aux micros des ...
Nuit mexicaine rêvée... L'espace se remplit de regards, de sons et d'odeurs; des épices de Haïti et des rires profonds, des pas de danse grossièrement esquissés, des chansons argentines et Boris ...
(Un peu de discipline : entre les instants qui glissent, attraper le temps des mots...) Je ne dors pas et traverse le froid à bicyclette, un supplice de doigts gelés qui devient miracle quand, ...
Les jours sont cléments, le froid menace puis s'en va, quand j'ouvre les yeux le soleil m'attend, me trace le chemin jusqu'à la terrasse du café portugais avec vue sur frêles arbres plantés dans ...
Les sous sols s'emplissent des souffles aigus de la drôle de bête bandoneon, d'accords tremblés à la guitare, de voix connues et aimées. Mon coeur s'emplit de mélancolia y alegria. Le poète ...
Un couple assorti violet devant une vieille bâtisse sourit sous une pancarte(la pancarte surtout est importante) fond de blason jaune et rouge : mairie d'Agnin; non-crépitements des appareils ...
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